Manifeste Droits humains pour tou-te-s, 

aux éditions Libertalia, 28 mai 2020

Un jour, une amie m’a dit qu’on ne pouvait pas désapprendre la lecture. Partisan·es de la méthode syllabique ou de la méthode globale, une fois que vous avez intégré qu’un m et un i font mi, difficile de ne plus vous en souvenir. Vous ne pourrez plus, par exemple, vous promener innocemment dans une rue bardée d’enseignes en n’y voyant que des agrégats de voyelles et de consonnes. La lecture s’impose à vous. Vous lisez d’ailleurs souvent avant même de prendre conscience que vos yeux se sont posés sur des lettres. C’est un apprentissage définitif.

 

Il en va de même pour de nombreux constats féministes. Plusieurs années d’activisme au sein du groupe féministe La Barbe qui dénonce la domination masculine dans les sphères de pouvoir m’ont appris à visualiser directement la répartition femmes/hommes au sein d’un événement, colloque, affiche de cinéma et de théâtre ou encore sur un plateau télé. Pas de scoop, habituellement, cela va plus vite de compter les femmes.

 

La lecture de ce manifeste vous permettra d’acquérir un nouvel apprentissage définitif : que vous écriviez Homme avec une minuscule ou une majuscule, les femmes ne sont pas des Hommes. Saviez-vous d’ailleurs que le lexique des règles typographiques qui régit les usages de l’imprimerie nationale préconise d’écrire « Les droits de l’homme » donc avec un h minuscule ? 

 

Les féministes du Mouvement de libération des femmes (MLF) sont à l’origine, dans les années 70, de ce slogan devenu culte : « Un Homme sur deux est une femme ». Ce qui induit d’ailleurs qu’ « Un Homme sur deux est un homme ». Vous avez dû relire cette phrase pour tenter de la comprendre ? C’est normal car ce slogan féministe met bien le doigt sur ce qui pose souci : l’effacement du féminin via l’assimilation du masculin au neutre. Par chance, un mot utile existe, pour désigner avec clarté, à la fois les femmes et les hommes, il n’est pas même à créer : humain·e. 

 

L’expression « droits de l’homme » est ambiguë. L’utilisation du genre masculin pour désigner les personnes des deux sexes est génératrice d’une incertitude quant aux personnes, hommes ou femmes, concernées. Cela engendre une confusion entre particulier (masculin) et général (masculin et féminin). Quel mot employer lorsque nous souhaitons évoquer uniquement les hommes dans le sens humain de sexe masculin ? Tolérer une ambiguïté suggère que les femmes ne comptent pas vraiment. De plus, cela participe grandement à une vision binaire de la répartition hommes/femmes niant ainsi le vécu de toutes les personnes intersexe, non binaires, en minorité de genre.

 

Mais qu’est-ce qu’elles veulent encore ?

 

Le langage est politique : ce qui n’est pas mentionné n’existe pas. L’expression « droits de l’homme » est sexiste, elle invisibilise les femmes mais aussi leurs luttes et leurs droits.L’objectif du collectif Droits humains pour tou·te·s se résume en une phrase : obtenir que les institutions remplacent l’expression « droits de l’homme » par « droits humains ». La légitimité dont bénéficient les termes employés par les pouvoirs publics leur confère un poids tout particulier. Il est temps pour la communauté francophone dans son ensemble de prendre acte de la réalité des discriminations qui s’exercent contre les femmes et de modifier la langue française en conséquence pour éviter qu’elle y contribue.

 

Concrètement, qui pourrait faire évoluer cette terminologie ? Cela pourrait se faire via un projet ou une proposition de loi. Il nous fallait donc dans notre travail de collectif sensibiliser des parlementaires ou le gouvernement à cette question ! L’adoption de cette réforme par les institutions rejaillirait sans doute sur les usages prévalant ailleurs, dans les discours médiatiques et le langage commun. 

 

Dans sa préface pour le livre de La Barbe publié chez Ixe Cinq ans d’activisme féministe, Christine Delphy écrit :

« Quand les femmes comprendront-elles que le moins de femmes est la contrepartie obligée du plus d’hommes ? Et que leurs prétentions à elles sont menaçantes pour la catégorie des hommes ? Une catégorie arbitraire, une catégorie de naissance, une caste en d’autres termes. Cette caste est conditionnée depuis sa plus tendre enfance à avoir plus. Plus de tout. Chaque avancée de l’égalité est la perte d’un droit pour les hommes. On dira : mais c’était un privilège indu. En effet. Mais pour eux, qui l’ont toujours connu, qui l’ont toujours vu et vécu, c’est un droit. Quel est le pourcentage de femmes dans la population qui s’occupent activement de combattre l’inégalité, par une action aussi collective que la coalition des dominants ?

Quand les femmes seront-elles enfin disposées à arriver sur le champ de bataille autrement qu’une par une, toutes prêtes à se laisser abattre une par une ? […] la “bataille pour l’égalité” dresse en réalité des armées contre des individues désarmées. »

 

Nous en avons conscience : ne plus accepter d’être englobées derrière le terme « homme » est une prétention menaçante. Comment expliquer autrement les réticences évidentes à employer le terme pourtant adapté et explicite d’humain en lieu et place d’homme

 

Isabelle Alonso le résumait brillamment : « Non, le masculin n’est pas neutre. Il est masculin! Il n’est pas apte à représenter le féminin. La grammaire n’est pas tombée du ciel. La grammaire est une idéologie, une machine à faire disparaitre les femmes. » Et oui, la grammaire n’est pas neutre. Elle traduit des rapports sociaux de pouvoir. Elle renforce des discriminations déjà existantes en invisibilisant les femmes. 

 

Evidemment, ce combat est un combat parmi d’autres dans la démasculinisation du langage. « Droits de l’homme » n’est qu’une expression au milieu d’une langue et d’un système linguistique sexistes. Comme le démontre la sociolinguiste Claire Michard dans Humain/Femelle de l'humain. Effet idéologique du rapport de sexage et notion de sexe même l’écriture inclusive est loin de résoudre les problèmes que pose le sexisme dans la langue : « les marques du sexisme sont beaucoup plus nombreuses que celles du genre grammatical, mais elles sont souvent moins perceptibles que l’absence de termes de profession de genre féminin. ». A titre d’exemple lorsqu’on a côté masculin deux termes pour désigner l’enfant mâle (garçon) et l’humain mâle de (fils), on ne dispose que d’un terme côté féminin (fille). Idem pour humain mâle (homme) et époux (mari) vs humain femelle (femme) et épouse (femme). 

 

Dans Tristes tropiques Claude Lévi-Strauss écrit : “Le village entier partit le lendemain dans une trentaine de pirogues, nous laissant seuls avec les femmes et les enfants dans les maisons abandonnées “. Soit le village entier = les hommes ; être seul = être avec les femmes et les enfants ; les maisons abandonnées = les maisons sans les hommes. Peut-être que cela rappellera à certaines ce mec qui vient vous voir alors que vous êtes un groupe de femmes et qui vous demande « Vous êtes seules ? ». Parce que dans sa tête comme dans celle de Lévi-Strauss les femmes sont seules tant qu’elles ne sont pas accompagnées d’un homme, elles ne comptent pas en tant que personnes.            

 

Et puis que dire de tous ces termes qui changent radicalement de sens dès lors qu’ils sont féminisés ? Comme le rappelle Typhaine D un chevalier c’est un homme qui vit des aventured, une chevalière, c’est une grosse bague moche. Et aussi tous ces termes qui sexualisent les femmes : maitresse, cochonne, coureuse, entraineuse, chienne tandis que leur équivalent masculin n’a pas cette charge sexualisante et rabaissante (En patriarcat, la sexualité valorise les hommes mais souille les femmes). Si je vous dis que c’est un grand homme, a priori vous pensez d’abord à ses vertus humanistes et non à sa taille. Mais pour une grande femme ? Le langage ce n’est pas juste ce qui nous permet de nous exprimer, c’est ce qui structure et influence nos pensées.   
 

Le terme « hommes » peut donc désigner un groupe d’êtres humains, quel que soit leur sexe; le terme « femmes » ne désigne que les êtres humains de sexe féminin. Dans la langue française, le masculin est ainsi non marqué du point de vue du sexe contrairement au féminin. Aussi les femmes ne peuvent-elles pas représenter l’humanité, l’universel. Leur caractéristique principale c’est d’être une femme, comme la schtroumpfette au pays des schtroumpfs. Tandis que les schtroumpfs peuvent être Grand Schtroumpf (toujours par l’autorité, pas par la taille), paresseux, gourmand, grognon, farceur, costaud, elle sa seule caractéristique c’est d’être femme. La femme n’est pas un humain absolu, elle n’est qu’une fraction de l’espèce. L’homme lui peut se permettre de représenter le tout. Tandis que le masculin est générique, le féminin est particulier. La classe des hommes s’est approprié l’universel. La norme ne se nomme pas. Au même titre qu’on précisera l’homosexualité d’une personne mais rarement son hétérosexualité, la caractéristique femelle est nommée tandis que la caractéristique mâle se contente d’être, sans devoir être précisée.La norme ne se nomme pas. Elle doit cela à son statut de dominant.


POUR LIRE LA SUITE DE L'AVANT PROPOS AU MANIFESTE "DROITS HUMAINS POUR TOU-TE-S", RDV LE 28 MAI 2020 EN LIBRAIRIE OU SUR LE SITE ENTRE LES LIGNES ENTRE LES MOTS


Contenu du livre

Avant-propos  – Géraldine Franck 

Argumentaire du collectif 

Droits de l’homme ou droits humains? – Christine Delphy 

Concours d’éloquence – Marianne Reinhardt 

On oublie à quel point faire de l’«homme » un mot neutre est problématique – Agnès De Féo

Concours d’éloquence – Seydi Ba

À propos de la croyance en l’inclusion du signifié femme dans le mot homme – Éliane Viennot 

Concours d’éloquence – Gwenaëlle Carré

La Pérille Mortelle – Typhaine D 

Concours d’éloquence – Stéphane Vandendriessche 

À la recherche d’un genre humain – Ségolène Roy 

Concours d’éloquence – Oriane Wegner 

Concours d’éloquence – Auréliane Couppey 

Chronologie 


llustrations 

Raphaëlle Paty 

Trax 

Emma 

Odile Bree 

Emmanuelle Teyras 

Florence Dellerie 

Julien Anscutter 

Catel 


Pourquoi il est (vraiment) temps de remplacer “Droits de l'homme” par “Droits humains”

 

A l'occasion de la sortie, ce jeudi 28 mai, du livre manifeste Droits humains pour tou.te.s, du collectif du même nom, nous avons rencontré sa coordinatrice, Géraldine Franck. Elle nous explique pourquoi “l'expression 'Droits de l’homme' reste un symbole fort de la société patriarcale”.


Comment vous est venue l’idée de ce livre manifeste, mêlant textes et dessins, et comment s'est déroulée sa direction ?


Géraldine Franck - L'idée a émergé en 2017. À l’origine, nous, le collectif Droits humains pour tou.te.s, pensions faire un livre composé exclusivement de dessins. Cela a posé une difficulté majeure… Nous devions nécessairement demander des contributions gratuites. Nous avons été un peu entravé.es dans notre démarche par une réalité, à savoir, la précarité des dessinatrices et des dessinateurs, à qui l’on demande déjà beaucoup de travail bénévole. Nous avons aussi organisé des concours d’éloquence, avec le soutien de la mairie de Paris, qui nous ont permis d’avancer dans ce projet. Nous avons vu un certain nombre de plaidoiries extrêmement intéressantes et diversifiées dans les arguments qu’elles apportaient en faveur d’une appellation alternative à “Droits de l’homme”.

Donc nous avons commencé à avoir les dessins, les textes des différentes plaidoiries, les nôtres mais aussi des écrits qui existaient déjà, notamment celui de Christine Delphy, qui date de 2007 et qui, dès l’origine de la création du collectif, nous a servi pour construire notre argumentaire. Nous avons aussi fait appel à Eliane Viennot, une des spécialistes sur la question de la démasculinisation de la langue française, qui nous a offert un texte inédit. J’ai aussi découvert les textes d'Agnès De Féo ou encore de Ségolène Roy que j'ai sollicitées pour qu’elles acceptent que leurs textes figurent dans cet ouvrage.

Pourquoi avoir choisi d’assembler dessins et textes ?

Nous voulions quelque chose qui soit pédagogique et drôle, parce que, nous le savons, dès lors que nous parlons d'un sujet féministe, on est très vite taxé.es d’être acariâtres - il y a quand même eu récemment cette Une de Valeurs Actuelles qui disait que les féministes “cassaient l’ambiance”.
Et puis nous parlons d'orthographe et de grammaire, des matières qui peuvent un petit peu rebuter. Déjà que les règles de français sont difficiles à intégrer et qu'une fois qu'elles sont apprises, les gens se disent que c'est bon, nous, on arrive et on dit ‘En fait ces règles, ce sont les humains qui les font et on peut les défaire’. Donc c’est sûr que ça va créer des résistances… C'est justement pour cela nous avons voulu allier le dessin au texte, pour apporter un côté un peu plus léger et permettre qu’ils s’intercalent entre les différents écrits de façon à ce que le livre ne soit pas considéré comme trop pesant à lire.

Les écrits proviennent de femmes issues de secteurs professionnels divers…

Nous voulions avoir des textes différents, qui viennent de personnes qui n’ont pas la même formation initiale, qui ont des parcours extrêmement divers et qui, du coup, viennent apporter des arguments variés. La visée principale était de considérer, pour plagier le titre de l’ouvrage Le français à nous, de Maria Candea et Laélia Véron, que chaque personne qui utilise le français quotidiennement a le droit et est légitime pour proposer des modifications.

On a souvent l’impression que le langage préexiste et qu’il nous est imposé alors que c’est précisément l’inverse... Le terme féminicide en est un excellent exemple, j'ai lu qu’il allait être intégré dans le Larousse.

Pourquoi considérez-vous qu'il est nécessaire de remplacer le terme “Droits de l'homme” par “Droits humains” ?

Parce que l'on essaie de nous faire croire que “homme” est un terme générique mais sur certaines choses bien précises, on se rend bien compte que ce n’est pas le cas. Quand il y a écrit : "toilettes hommes", est-ce qu’en tant que femme, on s’y rend ? Non.

Quand on dit une phrase toute simple comme : 'J’aime les hommes', si c’est un homme qui la prononce, est-ce qu’il fait un coming out ou est-ce qu’il est en train de faire une déclaration d’humanisme ? Donc cela crée de vraies confusions qui pourraient être très facilement levées si on utilisait le terme “humains”. Et la particularité de ce débat, c’est que nous n'avons pas de terme à créer. Il existe déjà et est explicite. On sait que “humains” représente les femmes comme les hommes donc ce sont juste des habitudes de langage dont il faut se défaire. Même si la grammaire dit que le masculin est générique, nous avons des représentations du masculin dans nos têtes.

Il y a une devinette que j’ai faite à 120 personnes, et une seule personne a trouvé la réponse. Voici la devinette : c'est un homme qui est en voiture avec son fils, ils ont un grave accident de la route. Le père meurt sur le coup. L’enfant est rapidement amené au service d’urgence de l’hôpital. Le médecin rentre dans la salle et dit : 'Je ne peux pas l’opérer, c’est mon fils.' Ma question est : qui est cette personne par rapport à l’enfant ? Quand je fais cette devinette le gens me disent que c’est un couple homosexuel et que c’est le deuxième père, ou alors que c’est un père adoptif, etc. Et j’ai eu le droit une seule fois à la réponse attendue, à savoir : le médecin est une femme, et c’est sa mère. C’est un automatisme de pensée, en fait. Donc les gens qui disent : 'le masculin est générique', ce n'est pas vrai. Le masculin empêche de penser le féminin.

L'objectif du collectif Droits humains pour tou.t.e.s est d'obtenir que les institutions remplacent l’expression “Droits de l’homme” par “Droits humains”, pensez-vous que la publication de cet ouvrage permettra cela ?

Je pense que ça peut ouvrir le débat. En tout cas, nous savons que ce n’est pas juste une volonté qui serait celle de militant.es. Dans le livre, nous avons listé un certain nombre de personnalités politiques qui ont pris position au moment où ils et elles étaient en poste. Ségolène Royal était l’une des premières à utiliser ce terme-là en 2007, et elle avait été beaucoup moquée. Catherine Coutelle a également tenté de l'imposer… Donc il y a des politiques qui sont sensibles à cela.

Si au niveau des institutions, le terme change, nous allons nous y habituer, notre oreille va s'y habituer et c'est cela qui permettra ensuite que l'usage du terme évolue. Mais il faut dire que l’Académie française est rarement dans des prises de position progressistes, et cela paraît utopique d’espérer qu'elle tente d’imposer ce terme alors qu’il ne l'est pas encore dans l’usage. Donc nous supposons, en effet, que c’est d’abord l’usage qui va s’imposer et qu'ensuite seulement, l’Académie pourra éventuellement l’entériner. Par ailleurs, nous avons mis en avant les institutions mais évidemment, je pense qu’il faut essayer de convaincre tout le monde, d’être sur tous les fronts. Notre rêve serait de pouvoir faire un débat avec la Ligue des droits de l’Homme qui, jusqu’à présent, l’a refusé. Mais en tout cas, toutes les associations et ONG qui défendent les droits fondamentaux sont en train, au fur et à mesure, d’abandonner le terme “homme” pour le remplacer par “humains”.

Que répondre aux personnes qui vous disent qu'il ne s'agit que d'un mot ?

S'il ne s’agissait que d’un mot, il n’y aurait pas de résistance. Si c’était vraiment quelque chose d’anodin, on nous dirait “tiens, changeons, ça n’a aucune importance”, mais en réalité, la résistance même, la violence parfois, sont telles que nous nous rendons bien compte que toute avancée est considérée comme une perte par les hommes. L’un des dessins du livre le dit bien. Il y a deux personnages, et l’un d'eux dit : 'Pourquoi tu ne veux pas qu’on parle de droit humains ?' et l’homme répond : 'Parce ce que je me sens invisibilisé'. Autrement dit, lorsque l'on intègre les femmes, les hommes se sentent invisibilisés, ils ont l’impression de perdre quelque chose alors qu’en fait ils restent à égalité, et ce sont les femmes qui gagnent face à une invisibilisation qui leur est imposée. Et les hommes, eux, y gagnent en justice sociale.

Pourquoi avoir choisi de reverser l'intégralité des droits du livre au collectif #NousToutes ?

Vu le nombre de personnes qui ont participé au livre, ça aurait été ridicule de partager les droits entre nous, on aurait pu le faire mais c’est un choix délibéré de notre part de le verser à une association. On a beaucoup réfléchi à laquelle et puis on s’est dit que #NousToutes, était actuellement le collectif qui combattait le plus la question des violences sexuelles. Cette question est fondamentale pour les femmes et pour leur sentiment de sécurité, leur droit à occuper l’espace, le droit de ne pas être malmenées ou mal traitées. Donc c'est pour cela que nous avons choisi de donner l’intégralité de nos droits d’autrices et d’auteurs à NousToutes.


Propos recueillis par Irène Ahmadi pour Les Inrocks

Recension du livre

Retrouvez une recension du livre sur le site Les Missives

Recension du livre (bis)

Retrouvez une recension du livre sur le site Entre les lignes, entre les mots